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Anne Plantagenet : Manolete le calife foudroyé

La biographie de référence rééditée pour la sortie le 31 mars

du film de Menno Meyjes avec Adrien Brody et Penelope Cruz 

sur le torero qui incarna l’Espagne meurtrie par la guerre civile.

Présentation du film et du livre en avant-première en présence de l’auteur

à Nîmes - Kinepolis (Ville Active) - MARDI 30 MARS – 19h45

 

manolete

 

28 août 1947, Linares, Andalousie. Un homme exténué par le rythme auquel il est soumis, le harcèlement des journalistes et l’insatisfaction constante du public, s’apprête à combattre. C’est Manolete, « le calife de la tauromachie », le torero le plus idolâtré mais aussi le plus contesté des années 1940. Il va combattre Islero, le Miura qui va le tuer. Lupe Sino, l’amour de sa vie, l’avait pressenti : « ils ne seront pas satisfaits tant qu’ils ne l’auront pas vu mort. » Et c’est sur le matelas d’un lit d’infirmerie que s’achève le destin tragique de Manolete.

Manuel Rodriguez Sanchez Manolete est né en 1917 à Cordoue d’un père banderillero et d’une mère sévère et surprotectrice à qui il vouera une véritable vénération. Timide, réservé et solitaire, personne ne croit en lui lorsqu’il décide à onze ans de devenir torero. Sa silhouette ingrate détone avec l’habit de lumière, mais son style et son courage lui feront obtenir son premier triomphe en 1933, en pleine guerre civile. Sa notoriété grandit, et lorsque la guerre prend fin, Manolete devient une véritable idole pour les Espagnols qui voient en lui une catharsis, un héros à la dignité sobre et silencieuse incarnant le deuil général et l’espoir renaissant. Au faîte de sa gloire, Manolete suscite une ferveur immense et réinvente l’art taurin par son immobilité et sa façon de réduire la distance avec les cornes. Les années passent et l’image de l’idole se ternit. L’Espagne franquiste, assommée par la misère et l’isolement, est scandalisée par les sommes astronomiques qu’il gagne à chaque corrida, sa popularité auprès des exilés républicains lui attire les foudres d’une partie des spectateurs et son amour inconditionnel pour Lupe Sino, femme trop libre pour le franquisme ambiant, est sévèrement décrié. L’Espagne lui fait comprendre qu’il a trop vécu... Et c’est un homme à bout que l’on retrouve ce 28 août 1947 à Linares, Andalousie.

Avec une sobriété et une clarté remarquables, Anne Plantagenet a réussi une biographie profonde, bel hommage à la mémoire de ce torero au destin grandiose et tragique, qui continue à susciter passion et polémique soixante ans après les faits.

Une réédition indispensable ! 

www.manoletelefilm.com

Biographie

336 pages – 20 €

ISBN 978-2-84626-246-0

VAU 2284

Diffusion CDE-SODIS

Après Londres et Séville, Anne Plantagenet vit actuellement à Paris. Traductrice d’espagnol, elle et également l’auteur de trois romans (Un coup de corne fut mon premier baiser, Ramsay, 1998 ; Seule au rendez-vous, Robert Laffont, 2005, Prix du récit biographique 2005 ; Le prisonnier, Stock, 2009), de nouvelles (Pour les siècles des siècles, Stock, 2008 ; Onze femmes, collectif, J’ai Lu, 2008) et de biographies (Marilyn Monroe, Folio biographies, 2007). Manolete le calife foudroyé, initialement paru chez Ramsay en 2005, a obtenu le prix de la biographie de la ville d’Hossegor.

Au diable vauvert

Parution 9 avril 2010


 

(communiqué)

 

 

 

 

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